Nouvelles

Amélioration des processus de création en entreprise

L’impression 3D a changé la façon de concevoir et de fabriquer. Elle élimine les contraintes reliées aux divers procédés traditionnels. Elle est un outil à la créativité et à l’innovation. Certaines conditions doivent permettre de faire place au développement créatif, l'accès à l’impression 3D pouvant aider à ce processus.

Notamment, la créativité globale d’une entreprise provient d’abord et avant tout de la créativité individuelle. Appuyés sur la théorie de l’auteure Theresa Amabile : ‘’Tous les êtres humains possèdent la capacité d’être créatif grâce à leur expertise, leur pensée et leur motivation intrinsèque. La motivation provient de la personnalité et de l’environnement auquel l’individu est soumis’’.

De plus, pour favoriser l’inventivité au sein d’une entreprise certaines conditions sont requises. L’auteur Cohen a identifié quatre facteurs qui ont un impact sur la libération de l’inventivité soit : l’autonomisation et la responsabilisation des employés, la mise en place d’un système qui soutient l’intrapreuneuriat, le décloisonnement organisationnel en tissant un réseau au sein de l’entreprise et la mise en place d’outils pour les innovateurs afin d’évaluer la pertinence des projets d’innovation.

En effet, pour former, développer et entretenir la créativité au sein d’une entreprise, la culture organisationnelle doit être développée dans ce sens. Il s’agit de faire passer la créativité individuelle à la créativité collective en favorisant le développement personnel. Ce qui est le plus important est de valoriser l’employé dans ses propositions et son point de vue. De plus, des formations en entreprises peuvent être faites pour donner aux employés des outils et des pratiques qui leur permettront de mettre en œuvre des façons de travailler pour enrichir, entretenir et développer l’application de démarches créatives en élaborant des solutions. Ainsi, lorsqu’un processus créatif structuré est mis en place et que tous les employés suivent le même schéma de pensées, cela peut favoriser la productivité de l’entreprise.

Le processus de résolution créative de problèmes se démarque du processus traditionnel par la production d’idées nouvelles pour des problèmes généralement complexes. Par exemple, dans les années 2011, des spécialistes ont présenté plusieurs processus créatifs tels que : la Synectique, le TRIZ «Theory of inventive Problem Solving», le processus CPS «Creative Problem Solving» qui permettent notamment de structurer l’approche créative.

Le choix de la technique varie selon les résultats désirés. Certaines techniques offrent plus de fluidité pour l’élaboration d’un plus grand nombre d’idées selon certaines catégories, d’autres varient selon le niveau de flexibilité à produire une variété d’idées. ‘’L’élaboration et l’originalité sont également des facteurs qui influencent le choix des techniques utilisées selon les stratégies d’exploration, la nature du défi et les préférences cognitives’’ (Carrier & Gélinas, 2011).

Dans une entreprise,  l’agent chargé de l’ensemble des démarches ainsi que des comportements stratégiques et organisationnels visant l’exploration et la découverte de nouvelles occasions de création de valeur est qualifié d’intrapreneur (Basso & Al., 2009 ). La  différence entre un intrapreneur et un entrepreneur est le contexte dans lequel ses actions sont réalisées. L’entrepreneur travail à son compte et son objectif est le succès de son entreprise. L’intrapreneur a le pouvoir de développer, de créer et de réaliser, mais l’appui et la collaboration de la direction et de ses pairs en dépendent (Carrier & Gélinas, 2011).

Ainsi, pour faire place à l’intrapreneur au sein d’une entreprise, l’organisation doit présenter une structure qui fait place à la créativité organisationnelle.  La créativité organisationnelle s’appuie sur  la créativité individuelle et de groupe grâce à des dispositions au niveau de la structure, de la culture, des ressources, des stratégies, des technologies et du système d’incitation qui la favorise et l’influence. Les auteurs Bouchard et Bos décrivent quant à eux le fonctionnement des dispositifs intrapreneuriaux comme un processus en entonnoir partant d’une banque d’idées vastes pour ensuite passer par un processus qui permet la capture, la sélection et finalement l’intégration de projets entrepreneuriaux. Néanmoins, il est observé que ces dispositifs parfois contraignants occasionnent à plus long terme des difficultés quant à la constance du flux d’idées et de projets qui entretiennent et stimulent la créativité organisationnelle.  Ce phénomène peut être expliqué par des processus mal structurés occasionnant une divergence par exemple, des projets qui ne sont pas liés aux objectifs stratégiques de l’organisation.

‘’La gestion de la créativité a pour but d’assurer que l’organisation est en mesure de produire et de capter des nouvelles idées, adaptées à l’organisation et offrant une valeur supérieure. Elle est supportée par la gestion des personnes qui sont amenées à créer et de la pression engendrée par le contexte dans lequel la création est réalisée’’. (Carrier & Gélinas, 2011)

L’amélioration continue dans les entreprises est fondamentale pour trouver l’équilibre, mais elle ne doit pas mettre frein à la capacité d’innovation et au renouvellement de l’organisation. En effet, le développement de nouveaux produits grâce à un processus global structuré et rigoureux permet à l’entreprise de se distinguer de la concurrence en réduisant le temps de développement du concept, en préparant l’arrivée du produit sur le marché et en produisant avec un investissement moindre.

RÉRÉRENCES

Amabile, T. M. (1997). Motivating creativity in organisations : on doing what you love and loving what you do. California Management Review, 40(1), 39‑58.

Basso, O., Fayolle, A., Witmeur, O. (2009). Intraprendre. Dans Entreprendre, une introduction à l’entrepreneuriat (p. 303‑316). Bruxelles: De Boeck Université.

Bouchard, V. et Bos, C. (2006). Dispositifs intrapreneuriaux et créativité organisationnelle. Revue Française de Gestion, 2(161), 95‑109.

Cohen, R. (2008). Libérer l’inventivité dans les entreprises. L’expansion Management Review, 3(130), 116‑121.

Amabile
Amélioration des processus de création en entreprise